

Le portage salarial est né en France dans le milieu des années 1980, à linitiative dune association de cadres au chômage basée dans le Jura.
Restée longtemps confidentielle, cette nouvelle forme demploi a commencé à connaître une croissance importante à partir des années 2000. Sest rapidement fait ressentir la nécessité de linscrire, de manière légale, dans le droit du travail.
Le premier accord dentreprise est signé en 2004 avec la CFDT.
Lannée suivante, les syndicats CFTC, CFE-CGC et FO poursuivent
le dialogue social et signent également des accords dentreprise
avec des sociétés du SNEPS (Syndicat National des Entreprises
de Portage Salarial créé en 1998).
Le 16 novembre 2007, les deux organisations patronales, le SNEPS et la CICF (Chambre de lIngénierie et de Conseil de France) signent un accord de branche avec trois syndicats de salariés CFDT, CFE-CGC et CFTC visant à encadrer les pratiques du portage salarial dans lInformatique, lIngénierie et le Conseil. Un grand pas vient dêtre franchi ; le consultant, embauché en CDD ou CDI à temps partiel ou complet dans la société de portage quil a choisie au sein du SNEPS, peut désormais sappuyer sur sa structure pour laccompagner dans sa démarche commerciale. En outre, un niveau de salaire minimum est défini pour les consultants.
Par la suite, les avancées dans le domaine du droit de travail se confirment. Le projet de loi, datant du 10 avril 2008 et portant sur la modernisation du marché du travail, reconnaît officiellement le portage salarial, en linscrivant dans un nouvel article L.1251-60 du Code du Travail. Désormais, le consultant porté bénéficie sans équivoque du statut de salarié. Un article est également modifié (L. 8241-1) pour exclure le portage salarial du délit de « prêt de main duvre illicite ».
Le 12 juin dernier, ce projet de loi est adopté par lAssemblée Nationale. Larticle 8 définit clairement et précisément le portage salarial comme étant « un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par lentreprise de portage. Il garantit les droits de la personne portée sur son apport de clientèle. »
Cet article de loi reconnaît et légalise lactivité de portage salarial, mettant fin aux controverses.